Archives de catégorie : A voir…

Le déracinement silencieux par Sophie Hochart

Du 2 mars au 10 avril 2026 à la Galerie Domus

La Galerie Domus accueille l’exposition « Le déracinement silencieux », un projet photographique porté par Sophie Hochart, en résonance avec le spectacle « Lệ Hà, la mémoire familiale à contre-courant » du 2 avril 2026.

Une exposition photographique sur l’histoire d’une génération transplantée : des milliers d’enfants eurasiens, nés de la présence française en Indochine, indésirables sur le sol indochinois, rapatriés, acculturés et intégrés en France à partir de 1954.

Ils sont nés dans les années 1940 et 1950 de la présence française en Indochine, de mère « indigène » et de père souvent inconnu, souvent militaire, « présumé français ». Pour eux, la paix n’était pas au programme. Sur leur terre natale, déjà, il leur a fallu composer avec leur statut de métis qui embarrassait l’ordre colonial et avec le rejet croissant des Vietnamiens. Déjà, on cherchait à les soustraire de l’influence indigène en les plaçant dans des institutions où ils recevaient une éducation française.

De leur pays en guerre ils ont ensuite été expulsés, rapatriés en France par la Fédération des Œuvres de l’Enfance française d’Indochine (FOEFI). Changement d’identité, langue oubliée, séparation des fratries, lien maternel rompu… Après une jeunesse marquée par les séparations, l’absence et le renoncement, est-il possible de trouver sa place ?

À travers la photo et les témoignages, la série « Le déracinement silencieux » part à la recherche de ce fragile territoire qu’est la paix intérieure post traumatique.

Vernissage

Rendez-vous mercredi 4 mars 2026 à 18 heures en présence de Jacqui Maurice, président de l’association FOEFI, organisation rassemblant les enfants eurasiens issus des rapatriements postcoloniaux. Il prendra la parole pour évoquer ces trajectoires marquées par le départ et la reconstruction, ainsi que son propre parcours.

Freedom Papua par Eric Leroux

Du 10 au 27 février 2026 à la Galerie Domus

En 2011, Éric Le Roux, photographe de Lyon 1 Université, part un mois en Papouasie pour réaliser un reportage photo autour des Sing-Sing de la vallée de Baliem. Après un long voyage, il arrive à Wamena, porte d’entrée de cette région spectaculaire.

Le 2 août est une date essentielle pour les Papous : Freedom Papua. C’est le jour où ils peuvent afficher leur identité, porter leur drapeau et célébrer leurs racines. Éric Le Roux est invité à documenter cet événement, au plus près des préparatifs, des costumes, des maquillages et du défilé.

Le voyage se poursuit par plusieurs jours de trekking dans la vallée de Baliem, rythmés par les rencontres et le partage. Il est accueilli dans un village pour célébrer les 20 ans de l’un des leurs : danses traditionnelles, rituels, rires et même un match de volleyball à plus de 2000 mètres d’altitude.

Le projet s’achève au cœur des Sing-Sing, grands rassemblements où les tribus de la région se retrouvent pour célébrer leurs cultures à travers chants, danses, parures et costumes spectaculaires.

Les rendez-vous

Café photo
Rencontre avec l’artiste autour d’un café mardi 24 février 2026 de 12h à 14h.

Soirée de clôture
Mercredi 25 février 2026 à 18h


Nadine BEYSSERIAT – Science sous objectif

du 21 janvier au 21 février 2020

Vernissage en présence de l’artiste mardi 21 janvier à 18h30 

Papaver somniferum L.
Pavot somnifère
(Papaveraceae)

Photographe scientifique, Nadine Beysseriat œuvre en toute discrétion. Elle passe son temps dans son studio à photographier, numériser des objets du passé pour en faire des objets du futur. Timide et passionnée, patiente et précise jusqu’à l’obsession, c’est une amoureuse de cet art qu’aujourd’hui elle expose. Par son éclairage, sa vision, elle valorise les objets qu’elle photographie.
Nadine a su se dépasser, capturer et apprivoiser les nouvelles technologies. Les collections de Lyon 1 s’affranchissent de l’argentique pour embrasser une nouvelle ère, pleine de promesses, celle du numérique. Nadine leur offre une nouvelle vie, éternelle, allant au-delà du statique pour amener le mouvement, permettre leur étude, leur observation, leur manipulation virtuelle. Qu’ils soient du monde minéral, végétal ou animal, ces objets reprennent vie, tournant sans fin dans une valse de tout temps où l’art et la science ne font plus qu’un.
En nous offrant ce nouveau regard, son regard, Nadine nous offre de nouvelles perspectives. Pièce par pièce, elle travaille à sauvegarder notre patrimoine qui devient universel. En le faisant rentrer dans le XXIème siècle, elle enclenche le décompte de l’éternité.
C’est ainsi que l’Art se met au service de la Science. Nous saurons tous reconnaître que ce travail d’artiste accompli dans l’ombre se devait aujourd’hui d’être mis en lumière.

Emmanuel BETTLER

Twisted bean – Origine inconnue



C’est pourtant en retrouvant la surface plane à travers cette exposition de photographies, que Nadine Beysseriat dresse avec un talent qui touche au sublime le portrait tout en rigueur et en précision des objets parfois étonnants qui animent son quotidien scientifique. On devine un lien secret entre l’artiste et ces objets devenus sujets.

Marie Noëlle TAINE

















Lemur catta
Maki