Jeunes photographes aux temps présents

du 6 décembre 2016 au 13 janvier 2017

Enssib : Laure Abouaf –  Guillaume Ducreux – Zacharie Gaudrillot-Roy.
Domus : Mélania Avanzato – Hélène Katz – Antoine Ligier.

Vernissage en présence des artistes le mardi 6 décembre :
18h00 à l’Enssib
18h30 à la Galerie Domus

Les temps Par les temps qui courent
Courent-ils vite Où courent-ils
Les temps présents
Présents aux temps
Des images cueillies dérobées
silencieusement recueillies
dans les plis des temps
des temps présents
Des images à la tire au vol
au contraire réfléchies longtemps
De jeunes personnes aux regards habités
légers décalés pénétrants
tous réfléchissants
De jeunes personnes qui réfléchissent
les temps présents

Marie Noëlle Taine


Laure Abouaf
Japon 2015

Laure Abouaf - Tokyo 2015

L’ordre et l’impermanence
C’est en gaijin que Laure Abouaf appréhende le Japon, en « personne extérieure », éclairée,
qui se sent depuis longtemps une
proximité avec ce pays. […]
Une sensation ressentie par toute personne ayant vécu ou juste traversé Tokyo, ou d’autres grandes villes nippones. Tokyo est une ville où il est difficile d’accrocher ses nostalgies, disait Phillippe Pons, et c’est pourtant ce tour de force que réussit Laure Abouaf dans ses images japonaises, un état subtil entre le mono no aware, ce concept spirituel et esthétique qui décrit une empathie pour les choses, une sensibilité pour l’éphémère,
et la conscience du carcan d’une harmonie quasi obligatoire..
[…]
Mélania Avanzato


Guillaume Ducreux
Black sunflowers

ducreux_scan-black-sunflowers-2001-modifier-modifier-modifier« Dans l’à peu près d’une existence.
Fixer pour mieux me raccrocher
à ce qui est déjà loin.
Les ombres m’illuminent.
Ce soleil noir me pousse sur une route sans fin.
De l’aurore au crépuscule
tout est vaporeux et distant.
Comme un cri dans la brume, je respire. »
[…]
Mes paysages intérieurs et leurs échos se font face dans une troublante singularité
Sensations viscérales qui surgissent comme une évidence au détour d’un virage. Une vérité flottant loin là-bas dans les brumes de l’horizon.
[…]
Guillaume Ducreux


Zacharie Gaudrillot-Roy
Dusk to dawn

Racharie Gaudrillot-Roy - Dusk to down
FADE IN :
EXT. LOS ANGELES – NIGHT

Un parking vide perché au dessus de la ville, les lumières d’une vie distante
scintillent au loin, âmes perdues dans
le brouillard urbain.
Le décor est planté.
[…]
Là bas, un lampadaire accueille le spectacle vide d’une dramaturgie latente.
Quelque chose s’est sûrement passé ici… ou peut-être que cela va arriver. […]
Les regards se dirigent vers le lointain, nous attendons la suite,
une possible scène, un dénouement.
Mais l’action reste hors champ.

FADE OUT.


Mélania Avanzato
Substrat

Mélania Avanzato - Substrat

empreintes des temps enfouis
 […]
dans le flot des choses vues, où l’intérêt est suspendu au profit de l’émotion, il se crée des images extraites de moments que l’on voudrait toujours revivre pour la première fois.
Ces photographies sont une couche sous-jacente, terrain primitif, presque naïf, sur lequel pousseront des images plus organisées.
[…]
Substrat accueille les accidents, les intuitions errantes d’avant la pensée construite.

Mélania Avanzato


Hélène Katz
Corps & âme

Hélène Katz - Corps & âmeQuelques horizontales, verticales et obliques, des regards lascifs ou joueurs. Des personnalités singulières en somme.
Hélène Katz a extirpé de son journal de photographe lyonnaise ce qu’elle considère comme son parcours particulier. C’est sa vie de citadine qui se retrouve projetée parmi une nuée d’images, au sein de laquelle les sujets tentent en vain de s’évader. Par le jeu essentiellement, par des dissonances stylistiques, qu’elles soient voulues ou non. À mesure que l’on suit les photos d’Hélène, on remarque que des affirmations d’appartenance se constituent entre l’urbain et son décorum.
Elle révèle des situations cocasses qui rendent leur humour au béton.

Gregory PYRUS


Antoine Ligier
Madame Arthur, histoire d’une disparition

Antoine Ligier - Madame ArthurMadame Arthur, cabaret transformiste de la rue des Martyrs, à Pigalle, représentait une certaine identité parisienne. Celle d’une nuit joyeuse, exubérante et créative. Une nuit qui a, pendant si longtemps, fait la renommée de Paris, la ville lumière.
Madame Arthur est morte.
Cette série de 10 photographies a été réalisée en 2012.
Aux côtés de Marc, transformiste orphelin de Mme Arthur, et au sein même du cabaret à l’abandon… C’est l’histoire d’une disparition.

Antoine LIGIER