Archives de catégorie : Domus hors-les-murs

Carlos AYESTA / Guillaume BRESSION – Fukushima no go zone

du 10 octobre au 23 novembre 2017

Vernissage en présence des artistes le jeudi 12 octobre :
18h00 à l’Enssib
18h30 à la Galerie Domus

« Le 11 mars 2011, un tremblement de terre de magnitude 9 ébranle le Nord-Est du Japon et provoque un spectaculaire tsunami dont les vagues atteignent plus de 30 mètres par endroits. Le monde entier découvre ces images terrifiantes qui tournent en boucle à la télévision avant d’être chassées par d’autres actualités. À commencer par une autre conséquence de la catastrophe : l’accident nucléaire de Fukushima.

Carlos et Guillaume se sont rendus rapidement sur place. Pour se rendre compte. Pour observer. Ils sont restés sidérés de ce qu’ils voyaient. Ils ont photographié non pour témoigner mais par nécessité, parce qu’ils étaient là et ne pouvaient en croire leurs yeux. C’est la démesure de la situation qui a transformé leur étonnement en projet.
[…] »

Christian  Caujolle


RETRACE OUR STEPS / REVENIR SUR NOS PAS

Retrace our steps-©-Ayesta-Bression

Retrace our steps-©-Ayesta-Bression

  Les plus de 80 000 habitants évacués des alentours de la centrale nucléaire de Fukushima ont tous un jour été tentés de revenir voir leur maison, leur école ou leurs commerces. Certains pensaient même pouvoir y habiter à nouveau. Mais les années d’absence, les rongeurs ainsi que les effets du séisme et du tsunami de mars 2011 avaient rendu méconnaissables ces lieux autrefois familiers…

La série « Retrace our steps » est présentée à Domus


BAD DREAMS / MAUVAIS RÊVES

Bad dreams-©-Ayesta-Bression

Bad dreams-©-Ayesta-Bression

 

  Comment montrer ce qui ne se voit pas ? Ce qui ne se sent pas ? Dans ces photographies, la fiction révèle le réel et non l’inverse. Les villes, les campagnes et les forêts sont divisées entre les zones possiblement contaminées et celles qui ne le sont pas…

 


La série « Bad dreams » est présentée à l’Enssib


ERASURE (NATURE) / L’EFFACEMENT (NATURE)

Nature-©-Ayesta-Bression

Nature-©-Ayesta-Bression

  Dans les villes les plus proches de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, plusieurs années se sont écoulées depuis le tremblement de terre. Les maisons et édifices abandonnés par leurs propriétaires tombent en ruines. Dans cet environnement où les gens ne vivent plus, la nature efface progressivement toute trace de l’homme…

 

La série « Nature » est présentée à Domus


Carlos AYESTA et Guillaume BRESSION ont obtenu le Prix Découverte en juillet 2017, aux Rencontres de la photographie d’Arles, où ils ont présenté « Retracing Our Steps, Fukushima Exclusion Zone – 2011-2016 »

fukushima-nogozone.com



FUKUSHIMA NO GO ZONE

  Le nom de Fukushima a succédé à celui de Tchernobyl pour devenir un terme commun qualifiant ce qu’il y a de pire dans le domaine des cataclysmes. En mars 2011, en effet, un tremblement de terre d’une magnitude maximale ébranle les côtes Nord-Ouest du Japon ; il engendre un tsunami dévastateur qui entraîne à son tour l’accident nucléaire de la centrale de Fukushima.
L’ampleur de la catastrophe, ses contrecoups et rebonds, ont aussi déclenché un raz-de-marée médiatique et une avalanche de photographies rituellement couronnées, comme à chaque grande catastrophe, par une Icône : la Madone de Fukushima. Cet instantané de Tadashi Okubo centre, au milieu de décombres qui la cernent, Yuko Shujimoto, une jeune mère de famille de Ishinomoki (une ville située à 10 km de la centrale nucléaire) : isolée parmi les éboulis, elle se dresse, le port très digne, comme un monument statuaire qui porterait le point final à la rédaction photographique de l’événement.

Présents sur les lieux dès le début du désastre, Carlos Ayesta et Guillaume Bression conçoivent assez tôt le projet de documenter à long terme ce drame historique autrement que par des illustrations sensationnelles et éphémères, semblables à celles qui nourrissent l’actualité. Leur objectif est de composer une archive pour l’histoire qui utilise les ressources créatives et informatives de la photographie dans le but de présenter non seulement l’état des lieux dévastés à différents moments de leur évolution, mais aussi les conséquences humaines et les répercussions environnementales de l’accident. Entre 2011 et 2016, leurs explorations photographiques s’organisent autour des différents centres d’intérêt qu’ils souhaitent mettre en évidence.

La zone interdite constitue l’un des chapitres qui construisent cette archive visuelle. Carlos Ayesta et Guillaume Bression utilisent la couleur pour renforcer la neutralité de leur point de vue, évitant ainsi la dramatisation du sujet qu’apporterait le noir et blanc. Dans ce No Man’s Land beaucoup d’images sont prises la nuit, les lumières existantes ou les lampes frontales des photographes isolent le sujet et accentuent l’atmosphère d’abandon qui règne autour de ces restes de carcasses de voiture, d’une coque de navire échouée sur des gravats et de maisons désertées précipitamment. Un sentiment d’étrangeté parcourt les édifices presque intacts comme ces magasins et ces supermarchés sans consommateurs où les distributeurs automatiques de boissons exposent encore des cannettes multicolores qui ne rafraîchiront jamais personne. Les vestiges de la zone n’ont pas le charme des ruines anciennes qui ornent et recréent un paysage. Les planchers défoncés, les murs éventrés ne sont même plus des surfaces et les pylônes des lignes électriques dessinent dans leur inclinaison des graphismes inquiétants. Cet espace dévasté où plus personne n’habite semble l’empire de la désolation.

La série intitulée Bad dreams ajoute cependant une note poétique à cette esthétique du ravage. Les photographes ont laissé jouer les reflets du soleil à travers les lanières transparentes de plastique qui tressent dans l’air un treillis destiné à isoler les objets ou même des secteurs contaminés. Tantôt ce sont de fines barrières sorties de l’invisible qui traversent des rues ou des espaces forestiers, tantôt des emballages presque invisibles qui emmaillottent un frigidaire ou une pelle d’excavateur. Ces transparences pas tout à fait immatérielles forment aussi la substance de ces bulles mystérieuses qui laissent flotter un poisson dans l’air au bord d’un rivage ou qui protègent un jeune homme en costume-cravate au milieu d’un champ de roseaux plumeaux. On se croirait alors dans l’univers du roman 1Q84 de Haruki Murakami dans lequel des petits hommes tissent des chrysalides de l’air.

D’autres séries complètent l’approche esthétique de ce territoire exclu du monde visible : L’Effacement montre le recouvrement des lieux habités avant la catastrophe par une végétation qui a repris le dessus sur ce que les hommes avaient bâti.  À Perte de vue est un ensemble de polyptyques consacrés aux entassements de milliers de sac et de tonneaux remplis de débris contaminés qui défigurent le paysage originel.

Le projet de Carlos Ayesta et Guillaume Bression trouve son accomplissement le plus abouti avec les témoignages des victimes de Fukushima. Revenir sur nos pas est une succession de portraits d’habitants de Namie, de Tomioka et d’autres villages situés à quelques kilomètres de la centrale nucléaire. Certains sont photographiés sur les lieux où ils ont vécu et travaillé, d’autres dans des villes plus éloignées où ils demeurent sans espoir de retour. Sous chaque image est retranscrit un extrait des propos qu’ils ont tenu pendant la pose. Ces témoignages de personnes évacuées, redécouvrant le monde qui leur fut ravi, ajoute à l’étrangeté des images l’expérience d’un univers familier devenu non-familier.

Robert PUJADE

 

Jeunes photographes aux temps présents

du 6 décembre 2016 au 13 janvier 2017

Enssib : Laure Abouaf –  Guillaume Ducreux – Zacharie Gaudrillot-Roy.
Domus : Mélania Avanzato – Hélène Katz – Antoine Ligier.

Vernissage en présence des artistes le mardi 6 décembre :
18h00 à l’Enssib
18h30 à la Galerie Domus

Les temps Par les temps qui courent
Courent-ils vite Où courent-ils
Les temps présents
Présents aux temps
Des images cueillies dérobées
silencieusement recueillies
dans les plis des temps
des temps présents
Des images à la tire au vol
au contraire réfléchies longtemps
De jeunes personnes aux regards habités
légers décalés pénétrants
tous réfléchissants
De jeunes personnes qui réfléchissent
les temps présents

Marie Noëlle Taine


Laure Abouaf
Japon 2015

Laure Abouaf - Tokyo 2015

L’ordre et l’impermanence
C’est en gaijin que Laure Abouaf appréhende le Japon, en « personne extérieure », éclairée,
qui se sent depuis longtemps une
proximité avec ce pays. […]
Une sensation ressentie par toute personne ayant vécu ou juste traversé Tokyo, ou d’autres grandes villes nippones. Tokyo est une ville où il est difficile d’accrocher ses nostalgies, disait Phillippe Pons, et c’est pourtant ce tour de force que réussit Laure Abouaf dans ses images japonaises, un état subtil entre le mono no aware, ce concept spirituel et esthétique qui décrit une empathie pour les choses, une sensibilité pour l’éphémère,
et la conscience du carcan d’une harmonie quasi obligatoire..
[…]
Mélania Avanzato


Guillaume Ducreux
Black sunflowers

ducreux_scan-black-sunflowers-2001-modifier-modifier-modifier« Dans l’à peu près d’une existence.
Fixer pour mieux me raccrocher
à ce qui est déjà loin.
Les ombres m’illuminent.
Ce soleil noir me pousse sur une route sans fin.
De l’aurore au crépuscule
tout est vaporeux et distant.
Comme un cri dans la brume, je respire. »
[…]
Mes paysages intérieurs et leurs échos se font face dans une troublante singularité
Sensations viscérales qui surgissent comme une évidence au détour d’un virage. Une vérité flottant loin là-bas dans les brumes de l’horizon.
[…]
Guillaume Ducreux


Zacharie Gaudrillot-Roy
Dusk to dawn

Racharie Gaudrillot-Roy - Dusk to down
FADE IN :
EXT. LOS ANGELES – NIGHT

Un parking vide perché au dessus de la ville, les lumières d’une vie distante
scintillent au loin, âmes perdues dans
le brouillard urbain.
Le décor est planté.
[…]
Là bas, un lampadaire accueille le spectacle vide d’une dramaturgie latente.
Quelque chose s’est sûrement passé ici… ou peut-être que cela va arriver. […]
Les regards se dirigent vers le lointain, nous attendons la suite,
une possible scène, un dénouement.
Mais l’action reste hors champ.

FADE OUT.


Mélania Avanzato
Substrat

Mélania Avanzato - Substrat

empreintes des temps enfouis
 […]
dans le flot des choses vues, où l’intérêt est suspendu au profit de l’émotion, il se crée des images extraites de moments que l’on voudrait toujours revivre pour la première fois.
Ces photographies sont une couche sous-jacente, terrain primitif, presque naïf, sur lequel pousseront des images plus organisées.
[…]
Substrat accueille les accidents, les intuitions errantes d’avant la pensée construite.

Mélania Avanzato


Hélène Katz
Corps & âme

Hélène Katz - Corps & âmeQuelques horizontales, verticales et obliques, des regards lascifs ou joueurs. Des personnalités singulières en somme.
Hélène Katz a extirpé de son journal de photographe lyonnaise ce qu’elle considère comme son parcours particulier. C’est sa vie de citadine qui se retrouve projetée parmi une nuée d’images, au sein de laquelle les sujets tentent en vain de s’évader. Par le jeu essentiellement, par des dissonances stylistiques, qu’elles soient voulues ou non. À mesure que l’on suit les photos d’Hélène, on remarque que des affirmations d’appartenance se constituent entre l’urbain et son décorum.
Elle révèle des situations cocasses qui rendent leur humour au béton.

Gregory PYRUS


Antoine Ligier
Madame Arthur, histoire d’une disparition

Antoine Ligier - Madame ArthurMadame Arthur, cabaret transformiste de la rue des Martyrs, à Pigalle, représentait une certaine identité parisienne. Celle d’une nuit joyeuse, exubérante et créative. Une nuit qui a, pendant si longtemps, fait la renommée de Paris, la ville lumière.
Madame Arthur est morte.
Cette série de 10 photographies a été réalisée en 2012.
Aux côtés de Marc, transformiste orphelin de Mme Arthur, et au sein même du cabaret à l’abandon… C’est l’histoire d’une disparition.

Antoine LIGIER

Aurélie PÉTREL – Simulation

du 26 janvier au 5 mars 2016 

Galerie DOMUS et Enssib

Vernissage le mercredi 27 janvier 2016, en présence de l’artiste :

  • Enssib : 17 h 30
  • Domus : 18 h 30

Exposition présentée en collaboration avec :
la Galerie HOUG et Les Turbulences-FRAC Centre

 » Aurélie Pétrel questionne l’image photographique, ses modes de production, sa (re)présentation et son activation sous forme d’installations. Posant la notion de « partition photographique »,  l’artiste impulse un travail d’écriture étiré dans l’espace et le temps, où chaque prise de vue prend son sens et se constitue en tant que création matérielle « à venir ». Ce travail de mise en mouvement de l’acte photographique tient pour Aurélie Pétrel du cheminement de l’expérience et de la pensée ; il présuppose une conscience toujours en éveil, cherchant à saisir, au gré des rencontres et des situations, de possibles voies d' »activation » de ses prises de vues. Conservées à l’état « latent » sous formes de fichiers numériques ou de tirages classés dans des boîtes phibox, celles-ci sont, le moment venu, transposées à une échelle tridimensionnelle, l’artiste opérant un transfert de la planéité au volume et à l’architecture.

Les dispositifs conçus par Aurélie Pétrel assimilent l’espace à un savant jeu de construction où l’architecture participe d’une expérience multiple et stratifiée de la vision. Sujet omniprésent de ses compositions depuis les débuts (paysages ou éléments de mobilier urbains,  bâtiments industriels,  scènes d’intérieurs…), l’architecture intervient de fait comme outil de définition et de structuration des dispositifs de l’artiste, à partir duquel se construit pour le visiteur un parcours d’expérience et de visibilité. Mais en connectant ainsi l’image, le système d’activation qui la supporte, et l’espace d’exposition, l’architecture est aussi facteur d’indétermination, brouillant les limites entre sujet, objet et environnement.

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Galerie Domus :

impressio

© Aurélie Pétrel

Impressio Imprimer le réel
Vue d’exposition – Atelier Rouart, Paris, 2015

Enssib :

TableSimulation_RVB_pf

© Aurélie Pétrel

 Table Simulation #01, 2015

Table simulation #00, #01, 2015
Œuvre conçue en collaboration avec l’équipe du FRAC Centre – Val de Loire,
dans le cadre du projet de programmation Relief(s) d’avril à septembre 2015

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Formellement inspiré de la pièce « Partition : explosion » (Galerie Houg, 2015), ce dispositif marque une nouvelle étape dans la pratique d’Aurélie Pétrel, qui intègre ici pour la première fois des œuvres d’autres créateurs à ses installations. Elle chemine au contact d’une collection dédiée à l’architecture expérimentale (qu’elle définit comme une source d’inspiration essentielle dans son parcours personnel) ; une collection d’objets avec laquelle composer, distincte de sa propre banque d’images, mais qui comme celle-ci,  envisage l’artefact dans une dimension prospective, dans un devenir espace.

En septembre 2015,  après le démontage de l’exposition et dans le cadre du mini-festival venant clore le cycle Relief(s), Aurélie Pétrel réinvestit son dispositif en substituant aux œuvres de la collection des traces de son passage aux Turbulences-Frac Centre.  Deuxième temps d’activation, « Table simulation #2 » synthétise 8 mois de collaboration et de prises de vues sous forme d’impressions sur divers supports et de tirages, rendus « visibles » sur l’ensemble des plans ou conservés dans des boîtes d’archives, préfigurant un principe combinatoire et performatif.

L’intérêt marqué de l’artiste pour le langage, les pratiques et les conventions muséographiques y transparaît dans plusieurs séries d’images, saisissant les changements d’état des oeuvres, de la réserve à la galerie, du meuble à plans à la cimaise, puis enregistrant le mouvement inverse. La réserve, espace latent de la collection, où s’originent et aboutissent ses activations matérielles, constitue pour l’artiste un lieu paradigmatique autant qu’un théâtre d’interventions. L’équipe du Frac s’est donc prêté au jeu proposé : rendre visible et activer 10 pièces de la collection le temps d’une séance de prises de vue. Le déplacement puis l’ouverture des caisses par le régisseur, la manipulation des oeuvres et leur examen par le chargé des collections et les commissaires, prend la forme d’une chorégraphie où s’entremêlent la procédure, le geste et le savoir-faire. »

Emmanuelle Chiappone-Piriou et Aurélien Vernant
Commissaires des expositions, Cycle « Relief(s) », Les Turbulences-Frac Centre, 2015

Aurélie PÉTREL

née en 1980, vit et travaille à Paris et Genève
outre son travail de création, elle est, depuis 2012, professeure et responsable du Pool Photo, HEAD, Genève
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Christophe Guery – Enroulements

du 12 novembre 2015 au 12 février 2016

lundi – vendredi 9h-17h

logo IUTIUT Chalon sur Saône
Bâtiment Génie Industriel et Maintenance
1 Allée des Granges Forestier –
71100 Chalon sur Saône

Coproduite par la Galerie Domus en 2014
cette exposition est accueillie à Chalon sur Saône

à l’initiative de
Gianni PILLON – Responsable de la licence professionnelle AgroEquipements

Enroulements

« … La photo est pour moi histoire d’émotions. Celles qui me traversent en permanence, celles qui s’incrustent dans ma tête et tournent en mots, en lumières…
Je pose mon regard sur le monde, avec ou sans appareil. Il me faut du temps, j’ai besoin de lenteur. Ainsi, l’image qui naît parle aussi de moi, de mes fragilités, de ce qui est en creux en moi…

Autoportrait - C. Guery
Le contre-jour me va bien.
Il me faut de l’espace, du silence, pour voir, sentir, ressentir et cet espace, ce silence irriguent ma photo.
Ce que l’on voit, ce que l’on devine, ce qui échappe, ce qui affleure peut-être…
La mer, l’architecture, la nature ce sont des thèmes qui me parlent. Je les décline avec un attrait pour la lumière, la ligne, l’infini (ou à l’opposé le détail); la volonté « d’entrer » dans le sujet, un traitement « plastique » de ce que je vois.”

Christophe Guery

Voir : La Métamorphose des ballerons
 Texte de Robert PUJADE à propos des photographies de Christophe Guery

Julien MINARD – Metal Bazaar

 Du 28 septembre au 02 novembre 2015

Bibliothèque de l’IUT Lyon 1, site de Bourg-en-Bresse

71 rue Peter Fink
01000 BOURG-EN-BRESSE

Du lundi au jeudi de 9h à 17h, le vendredi de 9h à 11h30Rencontre avec l’artiste le mardi 13 octobre à 13H00 à la bibliothèque

Cette exposition, initialement produite et exposée par la Galerie Domus en 2010 a obtenu le Prix du Public du Centre Valéry Larbaud de Vichy en 2011.

Un entrepôt de ferrailleurs à New Gujry (Inde) a donné toute son inspiration à Julien 
Minard. 
Il nous offre ici une série de diptyques qui associent des portraits à des espaces 
de ce Metal Bazaar. 
Un sens aigu du cadrage, allié à une maîtrise parfaite de la lumière et de la couleur 
donnent à voir ici d'étonnantes compositions dans lesquelles un étrange mimétisme 
semble unir les hommes et les matériaux travaillés.
METAL-1

© Julien MINARD

Un Portrait de l’Inde

Habituellement, les reportages sur l’Inde nous repaissent du spectacle de foules grouillantes que bigarrent des saris safran ou fuchsia, où se détachent l’impression de sagesse d’une barbe blanche bien lissée, l’innocence d’enfants aux yeux grand ouverts et la misère dans toute sa splendeur.
Le propos de Julien Minard est totalement différent… Continuer la lecture

Claudine Doury – Sasha

Du 7 avril au 2 mai 2015

GALERIE BU

Bibliothèque Universitaire
Domaine Scientifique de la Doua

©Claudine Doury/Agence VU'/La Galerie Particulière

©Claudine Doury/Agence VU’/La Galerie Particulière

Sacha, qui fut petite fille, a grandi. Sacha devient une jeune fille et se cherche aussi bien dans le miroir que dans le territoire qui fut celui, originel, de sa mère. Un territoire de forêt, de magie et d’images donc, de ces territoires dans lesquels on peut inventer contes et illusions, croiser des elfes et recouvrir de boue son corps qui change, qui devient un instant statue éphémère et sort ensuite de sa gangue. Un monde aquatique aussi, comme pour une renaissance dont la pureté se parera de robes blanches pour fêtes de contes de fées d’un autre âge. On pourra marcher sur les eaux, en avoir l’illusion au moins, comme l’on rêvait, plus jeune, de voler. On pourra ressortir de l’eau, en compagnie de la copine, l’amie, le double, coiffées d’algues vertes, devenues le temps d’une baignade des personnages sans identité dans une nature intouchée. Il y aura la tentation d’Ophélie quand l’eau, parfaitement étale, en miroir, laissera apparaître le seul visage et une certaine gravité. Comme souvent, on sentira que tout se passe à l’intérieur, qu’il s’agit d’indicible. On pourra jouer, à la limite du cauchemar qui  guette tous les rêves, s’enterrer à moitié dans le grand champ d’herbe, puis redevenir une autre et s’attarder, sérieuse, à contempler les limaces qui ne font pas vraiment la course. On pourra détenir le renard mais on s’enfuira dans un grand envol de poussière blanche, de bribes de temps. Puis, un jour, on coupera la tresse blonde et on la conservera comme la photographie conserve dans le miroir l’image du visage. Son visage ? Un autre visage ? Temps de doute.

Christian Caujolle

Claudine Doury – Artek

Du 16 mars au 24 avril 2015

8h-20h du lundi au vendredi, 9h-12h le samedi

Mercredi 8 avril à 14h30, conférence L’adolescence dans l’histoire de la photographie par Robert Pujade, enseignant-chercheur, Esthétique et Sciences de l’Art

Ecole Nationale Supérieure des Sciences de l’information et des Bibliothèques – enssib
17-21 bd du 11 novembre 1918 – 69100 Villeurbanne

©Claudine Doury/Agence VU'/La Galerie Particulière

©Claudine Doury/Agence VU’/La Galerie Particulière

C’est une fiction qui dure depuis trois quarts de siècle, à la fois grandiose et dérisoire, sublime et cauchemardes­que, et qui invente, par-delà l’histoire, son propre temps, ses propres règles, ses rites et ses rêves. Un lieu parfait, donc, pour que s’exprime l’intensité des émotions adolescentes des jeunes gens et des jeunes filles auxquels Artek est dévolu…

C’est là que tout a commencé en 1925, avec la création de la République des Pionniers. À la fragilité des tentes du dé­but ont succédé des constructions en dur, des installations confortables, de cantines en dortoirs, de gymnases en belles salles de spectacle. Aux milliers d’enfants méritants ont succédé les rejetons de la nouvelle classe dirigeante, celle de l’argent roi et des enrichisse­ments contestables. Mais Artek reste un îlot hors du temps où une forme singulière de «communisme libéral» s’est mise en place, où l’on achète à prix fort un bonheur factice pour des enfants qui, le temps d’un été, pourront vivre à la fois hors du temps réel et se plonger dans un passé qu’ils n’ont pas connu et qui projetait pour eux un monde idéal. Artek installe des adoles­cents dans un espace, dans un temps et dans des fonctionnements qui les détachent du réel, ils s’y échappent de la contingence pour laisser s’exprimer leurs doutes, leur identité, leurs contra­dictions et leurs désirs.

Christian Caujolle

Extrait de la préface du livre
Artek, un été en Crimée,
Éditions de la Martinière, 2004

Pascal Michalon – La Plage

du 5 février au 12 mars 2015

8h-20h du lundi au vendredi, 9h-12h le samedi
Vernissage le 5 février à 18h00

Ecole Nationale Supérieure des Sciences de l’Information et des Bibliothèques – enssib
17-21 bd du 11 novembre 1918 – 69100 Villeurbanne

Itinéraire poétique d’un abandon, les photographies présentées ici nous invitent dans les lieux semblant issus de quelque monde d’un temps d’après… après l’été, après la foule, après…

Coins de plage, la Plage

L’expédition photographique de Pascal Michalon se déroule depuis plusieurs années en Languedoc. Son objectif consiste à saisir hors saison un rêve collectif d’été, la plage, d’en recenser les dispositifs de jouissance publiquement organisés afin d’en mettre à jour la trame en une série de tableaux.. Sous un soleil froid, dans le silence de sites balnéaires dépeuplés, les vues qu’il prend ressemblent moins à des paysages qu’à des relevés, de ceux qui fournissent des repères visuels préalables à la réalisation de fouilles, appliquées pour celles-ci à une archéologie du bonheur estival.

Pascal Michalon plonge dans cet univers de prospection et d’admiration en misant sur les vertus documentaires du médium photographique qu’il utilise pourtant comme un nabis la peinture aux fins de nuer les couleurs. Ses grands formats carrés affichent des bandes verticales ou horizontales, tantôt larges, tantôt étroites, avec les teintes pastelles diffusées par la lumière d’hiver, où l’on peut lire des étendues de ciel, de mer, de sable ainsi que les surfaces de la signalétique et du mobilier urbains. Continuer la lecture

Kristoffer ALBRECHT

Du 03 décembre 2013 au 18 janvier 2014

Galerie BU

Bibliothèque Universitaire
Domaine Scientifique de La Doua

Cette exposition s’intègre dans la programmation du festival « Un automne finlandais » en Résonance avec la Biennale de Lyon 2013.

Small Apples, 1984

Small Apples, 1984

Kristoffer ALBRECHT

Kristoffer Albrecht est un photographe finlandais, né en 1961.
Son travail a été exposé à de nombreuses reprises, tant en Finlande qu’à l’étranger.
La fabrication et l’édition de livres et de portfolios de photographies est une des composantes importantes de son travail artistique.
Il a enseigné la photographie pendant plus de 25 années, notamment à l’Université d’Art et de Design d’Helsinki, où il noue des rapports privilégiés avec Pentti Sammallahti ou Arno Rafael Minkkinen.
Il a publié une vingtaine d’ouvrages.
En 2001, il obtient un Doctorat en Art. Le sujet de sa thèse porte sur l’image imprimée et plus particulièrement sur l’impression des photographies dans le contexte artistique.
Actuellement, il travaille en artiste indépendant et bénéficie d’une bourse d’état de cinq ans de l’État finlandais.
Il habite et travaille dans la campagne près de la mer Baltique.

Ses œuvres figurent notamment dans les collections du Finnish Museum of Photography à Helsinki, du Moderna Museum à Stockholm, du Pushkin Museum à Moscou, de la Bibliothèque Nationale à Paris, du Metropolitan Museum of Art à New York.

Le travail d’Albrecht est intime, honnête et paisiblement beau. Ses images nous invitent dans un univers intemporel privé où les choses sont simples et sereines. De la même manière que la jeune femme  d’une de ses images nous offre gentiment une poignée de pommes fraîches ,  Kristoffer Albrecht nous offre gentiment ses photographies, ses méditations sur le monde caché des petits détails.

 

 

 

 

 

Julien MINARD – Metal Bazaar

Du 17 septembre au 31 octobre 2013

Cité scolaire Niepce-Balleure

141, avenue Boucicaut
71100 Chalon-sur-Saône

Dans le cadre de son ouverture culturelle, à l’initiative de Nathalie PILLON, référent culture et de Sandrine CARNET, professeure d’arts visuels,  la Cité Technique Niepce-Balleure accueille  « METAL BAZAAR » de Julien Minard, exposition produite par la galerie DOMUS de l’Université Claude Bernard Lyon1, présentée à Villeurbanne en 2010.

Cette exposition s’intègre dans la continuité de l’enseignement des arts appliqués pour les élèves en chaudronnerie industrielle du lycée professionnel Julien de Balleure et dans la continuité de l’enseignement d’exploration Arts visuels des élèves en seconde du lycée Niepce.

METAL-1

© Julien MINARD

Un Portrait de l’Inde

Habituellement, les reportages sur l’Inde nous repaissent du spectacle de foules grouillantes que bigarrent des saris safran ou fuchsia, où se détachent l’impression de sagesse d’une barbe blanche bien lissée, l’innocence d’enfants aux yeux grand ouverts et la misère dans toute sa splendeur.
Le propos de Julien Minard est totalement différent… Continuer la lecture