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Démontage de Lise Dua

Lise Dua est venue le 18 décembre démonter son exposition A l’épreuve du temps.

Décollage des photos et décrochage des cadres, emballage, repliage du livre leporello et surtout beaucoup de papier bulles pour emballer ses œuvres.

La Galerie dit au revoir a cette belle exposition qui a marqué la réouverture de la Galerie Domus de l’Université Lyon 1. Elle a duré de septembre à décembre, elle a été inauguré par un vernissage, puis une rencontre type café photo et visites guidées en novembre, avec en plus trois visites scolaires.

Nous avons également eut l’honneur d’un très bel article dans le magazine Arkuchi, d’Emmanuelle Babe.

Nous remercions Lise Dua et nous préparons à accueillir la prochaine artiste, Marguerite Rouan, en janvier 2024, avec comme commissaire Françoise Lonardoni !

Rajak OHANIAN – Portrait d’une P.M.E.

Du 16 janvier au 28 février 2014

En 1999, Rajak Ohanian s’installe pendant six mois dans une entreprise d’impression sur tissu de la région lyonnaise. Il y réalise le portrait des trente-deux membres du personnel, ainsi qu’une série de photographies de l’usine.

L'USINE 2-02KRUCZEK- Marc

 

 

 

 

 

 

 

La lumière est naturelle…

” La lumière est naturelle. Il a donc fallu consentir aux caprices du temps, du temps météorologique. Il a fallu consentir, aussi, au rite et au temps de la pose. …
[…]

Et cependant , ici, nul dais à baldaquin, nul manteau royal. Pas même d’habit du dimanche. Le vêtement est celui-là “de tous les jours”, de l’un de ces jours ordinaires, de ces jours ouvrés qui n’appellent nul apprêt ou afféterie ; mais plutôt le simple confort, la protection contre le risque, la tolérance à la souillure. L’un de ces jours de prise de vue, comme un autre jour parmi les jours ouvrés.
[…]

Nous sommes dans le temps propre de la posture à laquelle chacun aura consenti : il a été posé. Que chacun aura adoptée : il pose. Face à l’opérateur. Dos au motif textile aléatoirement disposé. Jambes rarement écartées. Mains le plus souvent à l’aplomb du corps : paume aux trois quarts ouverte, paume à demi fermée, paume cachée ; les pouces, les doigts effleurant le tissu du pantalon.
[…]

Nous sommes dans le temps d’une rémanence. Rémanence d’une certaine chimie de la photographie : le temps de l’argentique ; le temps du Noir et Blanc et du doux « éboulis » de ses nuances. De l’ennoblissement par la transposition du motif dans le monde achromatique du dessin, de la gravure.
[…]

Par le truchement d’un photographe-processeur nous nous serons fait une « idée » d’une PME. Est advenue, en sus, par ce truchement, comme une ”démophanie” : l’apparaître, non d’hommes illustres, mais d’un ”peuple” ordinaire et ordinairement caché.

Philippe DUJARDIN – Juin 2001